Avatar Martin Hallé // Avatar Martin Hallé(Martin Hallé)

Installé à Vancouver depuis ses études au C.D.I.S. (Center for Digital Imaging and Sound) dans leur programme Visual Effects and Digital Animation, Martin Hallé oeuvre toujours dans le secteur du cinéma. Il est d'abord employé par des studios situés à Vancouver tels que Stargate studio (Dead Zone, CSI, ER) - où il devient artiste 3D en chef - ensuite par Spin West (Stargate SG1 et Atlantis). Puis il enchaîne les projets (Blades of Glory, Assembly et Watchmen) pour divers studios dont Rainmaker ltd, Technicolor et MPC (Moving Picture Company). Le designer se rend même jusqu'à San Francisco où il devient directeur technique des effets sur Pirates of the Caribbean: At World's End (les séquences avec des crabes) et Indiana Jones 4 (la destruction de la salle du trône, principalement la poussière et les débris) pour le compte de Industrial Light and Magic.

Malgré le peu de compagnies d'effets spéciaux au Québec et les salaires inférieurs, Martin est de retour au bercail lorsqu'un appel de Weta Digital (Seigneur des anneaux), compagnie basée en Nouvelle-Zélande, modifie ses plans. On lui propose de se joindre à l'équipe en tant que directeur technique des effets (FX TD) pour le film Avatar de James Cameron.

Faire partie de l'aventure Avatar

Avatar Effets // Avatar Effets(20 th Century Fox)

«Autre que travailler 15h par jour, 7 jours par semaine pendant des mois, travailler pour Weta et James Cameron est un rêve devenu réalité, confit Martin. J'ai toujours admiré le travail de Cameron. J'ai adoré tous ses films -à l'exception de Piranha 2. Ils ont tous poussé plus loin le travail au niveau des effets spéciaux et Avatar n'est pas différent.

Le tournage a été très court, puisque le gros du travail était en postproduction. Il y a plus de 3000 prises de vue avec des effets, en fait, presque tout le film contient des images de synthèse (CGI: Computer generated imagery

À son arrivée, on lui montre les séquences sur lesquelles il doit travailler. Sa tâche? Évaluer ce qui peut être fait avec les outils disponibles. Les mois suivants: développer et tester de nouveaux outils.

«J'ai personnellement passé la plus grande partie de mon temps à développer les effets de lumière à la sortie des projectiles provenant du Amp suit (une armure robot), les traces de fumée et les projectiles provenant des missiles ainsi que les effets de lumière provenant des bombes de fumée, ajoute-t-il. J'ai ensuite commencé à travailler sur ces effets tout en mettant à jour et en corrigeant les effets de lumière. Je suis probablement responsable de 90% des traces des missiles faits par Weta

Alors que dans la vie on essaie de faire disparaître la poussière, le talent de Martin consiste à en faire apparaître!


Martin touche à tous les aspects: modeling, texture, lumière et supervision. Il est spécialisé dans la création d'effets dynamiques comme l'eau, la fumée, le feu et animer des groupes d'objets, comme des milliers de débris. En somme, alors que dans la vie on essaie de faire disparaître la poussière, son talent consiste à en faire apparaître, de façon réaliste!

Selon ses dires, au plus gros de la postproduction, environ 800 personnes, dont une dizaine de Québécois, s'affairaient aux effets spéciaux. «Ça dépend du film, mais généralement, les effets spéciaux pour quelques minutes d'un film représentent plusieurs mois et des milliers d'heures de travail, ajoutait-il. Je travaillais sur une petite partie d'un segment en même temps que plusieurs autres artistes. Des dizaines de personnes travaillent en même temps sur les mêmes quelques secondes de film».