
Sony Pictures Classics
Whatever Works
Film de Woody Allen
Un génie de la physique cynique, amer et misanthrope croise le chemin d'une jeune et ravissante ingénue. Du Woody Allen tout craché? Oui. À l'exception que le grand cinéaste a fait appel à un autre génie de la comédie pour prendre ses traits: Larry David (Curb Your Enthusiasm). Si le prêchi-prêcha de la scène finale fait un peu retomber le soufflé, son monologue d'ouverture, une vraie pépite, rattrape tout.

Why Not Productions
Un conte de Noël
Un film d'Arnaud Desplechins
«Je ne t'ai jamais aimé» dit le fils à sa mère, «moi non plus», répond-t-elle dans un rire de gorge. Voilà le genre de dialogues, pétris de venin et de perfidie, que se lancent à la tête les héros de cette fable familiale aux mots glaçants, mais à la mise en scène virtuose et enlevée. Les comédiens (Deneuve, Amalric, Devos, Roussillon, Consigny, Poupaud, Mastroianni) s'en donnent à cœur joie, Arnaud Desplechins aussi: leur soirée de Noël est un must.

Alliance Vivafilm
Millenium
Un film de Niels Arden Oplev
Le bouquin n'a plus besoin de présentation. Premier tome d'une trilogie parue en 2005 sous la plume de Stieg Larsson et qui a fracassé les records de vente, mise en place d'une intrigue suédoise captivante, entre violence, journalisme et passé qui hante: il était presque normal que Les hommes qui n'aimaient pas les femmes finissent par atterrir aussi sur nos écrans de cinéma. Adaptation presque mot à mot du livre, le film pêche pourtant par sa réalisation anonyme et sans grande imagination. Un polar efficace, mais sans âme. Dommage, car on y découvre deux acteurs physiques et charismatiques (Michael Nyqvist et Noomi Rapace) qui méritaient meilleur écrin.

Pathé
Les enfants du paradis
Un film de Marcel Carné
Voir un chef-d'œuvre réédité en DVD est toujours une bonne nouvelle. Quand, en plus, on sait que ce chef-d'œuvre sorti en 1945, récit des amours de la belle Garance et du mime Debureau en 1840 sur le boulevard du crime, élu meilleur film français de tous les temps, a été écrit par le poète Jacques Prévert, réalisé par le génie du réalisme poétique Marcel Carné et interprété par les magnifiques Arletty et Jean-Louis Barrault, la nouvelle n'en devient que plus réjouissante. Un dernier argument? Un film dans lequel on retrouve cette sublime réplique: «Je ne suis pas belle, je suis vivante, c'est tout», mérite vraiment d'être vu.













