6 mars 2012 16:02 | par Natalia Wysocka, Helen Faradji et Aleksi K. Lepage, MSN Cinéma
Les grandes femmes du cinéma

Catherine Hardwicke



Les grandes femmes du cinéma, Catherine Hardwicke (© Les films Séville)
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Vous vous souvenez? C'était par elle que la pomme féministe de la discorde avait été croquée après qu'elle se soit plainte du machisme toujours plus poussé d'Hollywood (on lui aurait refusé la réalisation de The Fighter parce qu'elle était une femme!).

Mais Catherine Hardwicke, ce n'est pas qu'une grande gueule féministe qui refuse de se laisser barrer la route par quelques préjugés d'un autre temps. C'est aussi une cinéaste à l'univers original et envoûtant, au regard aussi juste que débarassé de mièvrerie sur l'adolescence.

Ce regard sans complaisance, ni misérabilisme, nous l'avions découvert en 2003 avec le percutant Thirteen, que cette texane pur jus co-scénarisait en six jours avec sa jeune star de 14 ans Nikki Reed. Lords of Dogtown, deux ans plus tard, relatant avec frénésie et panache les débuts du skate en Califormie dans les années 70, l'avait confirmé avant que, une anomalie plus tard (The Nativity Story, en 2006!) son adaptation de Twilight, premier volet, ne laisse plus aucun doute dans les airs: cette fille a du chien.

Entre réalisme blafard et fébrilité des pulsions adolescentes, son Twilight reste d'ailleurs encore à ce jour l'épisode le plus intéressant de la série. À noter, c'est aussi grâce à lui que dame Hardwicke a fracassé le record du plus grand nombre d'entrées pour un film réalisé par une femme!

Faut-il attribuer à sa formation d'architecte ou à ses débuts en tant que directrice artistique (les atmosphères de Brain Dead, Three Kings ou Vanilla Sky? C'est elle!) son sens assez unique de la mise en espace (la petite ville de Forks dans Twilight, traitée comme un personnage), des couleurs (le climat entre le bleu délavé de l'océan et les couleurs pimpantes 70's de son Lords of Dogtown)? Peut-être.

Ou peut-être est-ce encore son caractère apparemment en acier trempé (son refus du compromis lui aurait coûté, raconte-t-on, la réalisation de la suite de Twilight) qui lui a permis de faire retenir son nom?

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