«Tout le monde en parle»: la politique selon Richard Martineau

De passage à «Tout le monde en parle», Richard Martineau a tenu à nuancer sa position dans le débat sur la hausse des droits de scolarité.

Il y a quelques semaines, le chroniqueur du Journal de Montréal a décrié sur Twitter que des jeunes arborant un carré rouge soient à une terrasse d'Outremont avec un verre de sangria. Ses propos ont été tournés en dérision, et il est rapidement devenu la tête de Turc du mouvement étudiant. Pour lui, ce qui dérange le plus n'est pas leur consommation d'alcool, plutôt le quartier qu'ils habitent. «Autre chose, ces étudiants étaient bien nantis. Selon moi, quand tu viens d'un milieu aisé, tu devrais mettre de l'argent dans le pot.»

Selon lui, l'éducation n'est pas le seul enjeu qui mérite un meilleur investissement. «Je demande aux étudiants d'arrêter de se regarder le nombril et de regarder autour. On est tous dans la marde.» Il déplore que le débat soit très polarisé. Dans cette optique, il propose de porter le carré jaune. « Porter le carré jaune, c'est dire que les étudiants doivent mettre l'épaule à la roue. Mais que 75% sur cinq ans, ça n'a pas de bon sens.» Il souhaite d'ailleurs que le gouvernement «fasse du ménage» dans ses structures avant de demander aux étudiants de payer leur part.

Il a dénoncé que les réseaux sociaux permettent aux gens de lui lancer des injures, à lui ou à sa conjointe Sophie Durocher.

Lisa Leblanc

Avec son grand rire, sa musique «folk-trash», Lisa Leblanc a séduit le plateau de «Tout le monde en parle». Son disque remporte un véritable succès depuis son lancement; il s'est même hissé au sommet du palmarès de ventes iTunes, devant les interprètes de «Star Académie».

Depuis la sortie de son album, impossible pour la chanteuse de dire que sa «vie c'est d'la marde». De son propre aveu, elle était loin de s'attendre à se faire connaître «autant et aussi vite». Originaire de Rosaireville au Nouveau-Brunswick, Lisa Leblanc a commencé à composer des chansons à l'âge de 14 ans. «Par chez nous, c'est vraiment drôle. Ils m'ont vue à mes débuts. Ils m'ont vue dans des jams quand j'avais quatorze ans.»

Lisa Leblanc l'avoue : elle a une peur folle d'être quétaine, d'écrire des chansons de «fifilles». Je voulais faire du rock. Je l'assume, je le fais.» Ses échecs amoureux ont été une «immense » source d'inspiration, dit-elle.

Arturo Brachetti

Le transformiste Arturo Brachetti doit une fière chandelle à Gilbert Rozon pour avoir lancé sa carrière en Amérique. «Le Québec m'a adopté. Gilbert aussi.» L'artiste change de costume aussi vite que d'autres changent d'idées. Dans son nouveau spectacle, mis en scène par Serge Denoncourt, il rend hommage à 80 personnages marquants du cinéma.

Certains spectateurs ont accusé Brachetti d'avoir un ou des frères jumeaux pour expliquer la rapidité avec laquelle il change de vêtements sur scène. En entrevue à «Tout le monde en parle», il a nié la rumeur. Il a expliqué que seuls deux assistants d'origine italienne ont le droit de le toucher et de l'aider.

Arturo Brachetti a été initié à son art alors qu'il étudiait au séminaire. «Il [un prêtre] avait une chambre pleine de trucs de magie et de livres.» Du jeune homme timide qu'il était à aujourd'hui, il y a eu le succès, les voyages, une chirurgie plastique au nez. «Je n'aurais jamais pensé me rendre aussi loin.» Le transformisme a par ailleurs déjà été surveillé par les Services secrets français.

Mgr Christian Lépine

Le nouvel archevêque de Montréal, Monseigneur Christian Lépine, était de passage à «Tout le monde en parle» pour partager sa vision de l'Église et de la foi catholique. Il a aussi été questionné sur des sujets de société comme l'avortement, l'homosexualité et le célibat chez les prêtres.

Il a affirmé d'emblée qu'il ne souhaitait pas être relié à un groupe militant et qu'il refusait les étiquettes. Il est d'accord pour dire que l'Église doit être accueillante avec tous. Considère-t-il l'homosexualité comme une maladie? Interrogé par Dany Turcotte, Mgr Lépine a évité de répondre. «Ce que je pense, un homme, ça existe, une femme, ça existe, et que les gens ont des questions sur le sens de la sexualité.» Selon lui, «il y a beaucoup de souffrances liées à la sexualité».

Talonné par Dany, questionné par Richard Martineau, l'archevêque a dû défendre ses positions. Il croit par exemple que le célibat des prêtres n'est pas en lien avec les scandales de pédophilie qui ont ébranlé les fondements de l'Église. «On nous disait que c'était [la pédophilie] très difficile à cerner et à en voir les conséquences. Pour ma part, [je pense] que ce n'est pas immédiatement relié au célibat des prêtres.»

Tasha Kheiriddin

C'est grâce à la Loi 101 que le Québec ne s'est pas séparé du Canada, estime l'éditorialiste du National Post Tasha Tasha Kheiriddin. Pour elle, la possibilité pour les Québécois de vivre en français a enrayé l'urgence pour la province de devenir indépendante.  Elle croit également que le Québec s'est affaibli économiquement à cause de la cause nationaliste.

Le budget de Jim Flaherty, qui impose des compressions de 10% à la Société Radio-Canada, est pour elle un bon exercice financier. «Ce n'est pas une vengeance. C'est pour plaire à leur électorat.» Celle qui se définit comme une «Montréalaise errante» - elle habite maintenant à Toronto – indique que les mesures adoptées par les conservateurs sont justes.

Elle croit par ailleurs que le NPD a fait le bon choix en élisant Thomas Mulcair à la tête du parti. Mme Keiriddin est également une partisane de la peine de mort, «dans certains cas».

Martin Leclerc et François Gagnon

Les analystes sportifs Martin Leclerc et François Gagnon ont commenté les récents déboires du Canadien de Montréal. Selon eux, Pierre Gauthier est responsable de la saison désastreuse du club, tout comme Bob Gainey.

Pour François Gagnon, Geoff Molson a fait un excellent choix en engageant Serge Savard, un homme «qui n'a pas perdu l'intelligence du hockey». Les deux journalistes croient tous deux que Patrick Roy serait tout désigné pour devenir entraîneur du Canadien. Ils estiment par ailleurs que le congédiement de Jacques Martin n'était pas justifié.

Pour Martin Leclerc, les chances qu'une équipe de LNH fasse son arrivée à l'amphithéâtre sont minces. Les différends entre Pierre-Karl Péladeau et les grands actionnaires de la ligue jouent contre le patron de Quebecor. «Pas parce que le contrat de l'amphithéâtre est passé avec PKP que la LNH va accepter de vendre l'équipe à Quebecor».

Adam Blanshay

Le producteur Adam Blanshay a une véritable fascination pour la ville de New York et pour ses comédies musicales. Il a commencé sa carrière comme acteur, avant de devenir producteur. Il est derrière une nouvelle mouture de «Jesus Christ Superstar», qui met en vedette une troupe canadienne. «C'est un grand fait d'amener des artistes canadiens à Broadway.»